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C2i signifie Certificat Informatique et Internet. Il atteste de compétences dans la maîtrise des outils informatiques et réseaux.
Il est institué dans le but de développer, de renforcer et de valider la maîtrise des technologies de linformation et de la communication par les étudiants en formation dans les établissements denseignement supérieur. Il est prévu deux niveaux :
Dimanche 19 Novembre 2006Poster un commentaire
Le Syndicat National pour l'Enseignement Supérieur (SNE-Sup) marocain a entamé, jeudi 9 novembre, une grève de 24 heures. La secrétaire générale du Syndicat, Fouzia Guédira, a déclaré à Magharebia que de nombreux professeurs avaient participé au mouvement parce que les discussions qui s'étaient tenues avec le Ministère au cours des six derniers mois avaient résolu certains problèmes, mais avaient néanmoins laissé trois revendications en suspens. La première réside dans le lien à définir entre les universités et les écoles normales, où sont formés les enseignants. " Au moment présent, ces écoles n'ont de comptes à rendre ni aux universités, ni à d'autres établissements de type non-universitaires, comme cela est cependant stipulé dans la loi. Il s'agit d'une situation irrégulière, qui a des répercussions négatives sur leur bon fonctionnement", indique Guédira. Seconde revendication : le manque de ressources humaines. Selon le Docteur Saïd Saaddine, professeur de sciences et de technologie à l'Université Mohammédia, les conditions logistiques, les ressources en personnel et en équipement nécessaires à la réforme pédagogique manquent cruellement. Il déclare que le système de l'enseignement supérieur n'est pas équipé à l'heure actuelle pour apporter aux étudiants les compétences qui répondont demain aux besoins de développement du pays. Le manque d'équipement scientifique et de professeurs a pour conséquence une majorité écrasante d'étudiants spécialisés dans des disciplines n'offrant que peu de perspectives d'avenir et d'emploi, conséquence contraire aux ambitions réformatrices. Le Dr Bahaa Rafiki, professeur de géologie, reconnaît l'évidence : une réforme ne peut être menée sans que des outils soient mis à disposition. "Les enseignants s'efforcent d'offrir des cours pratiques en ayant les mains vides. Nous voulons travailler. Mais nous avons besoin d'un minimum de moyens", dit-il. La troisième doléance exprimée par les professeurs concerne les doctorats passés en France, dont des titulaires mènent une grève de la faim depuis le premier novembre. Depuis plus de vingt ans, les doctorats français ne sont plus reconnus au Maroc, alors que les diplômes passés dans d'autres pays sont reconnus en tant que tels. Le Ministère a cessé de reconnaître l'équivalence des diplômes français et marocains en 1984, après que la France eût entamé sa réforme de l'Université en créant un doctorat unique. "Le Doctorat français se situe entre le diplôme d'enseignement supérieur et le doctorat d'Etat," dit Jalil Bouabid, directeur des ressources humaines et du budget au Ministère de l'Enseignement Supérieur. " Sa valeur scientifique est moindre qu'un diplôme d'Etat", ajoute-t-il. Les titulaires d'un Doctorat français sont professeurs-adjoints, tant que leur diplôme n'a pas de valeur légale. Ils n'ont pas le droit de superviser les étudiants eux-mêmes en Doctorat ou de postuler en tant que Maître de Conférences. Au cours de la dernière rencontre entre le Bureau National du SNE-Sup et le Ministre de l'Education, Mohamed Mahassine, Président de l'Association Marocaine des marocaine des enseignants chercheurs lauréats des universités françaises, rapporte que les grévistes ont rejeté une proposition visant à déterminer le niveau d'enseignement des professeurs par des examens internes. "Le Ministre aurait dû immédiatement accorder le droit à enseigner sans conditions préalables, à l'exception de celle qui préconise quatre années d'expérience en tant que professeur-adjoint, ce qui est en accord avec la loi de 1975", dit-il. L'hospitalisation a été demandée pour quatorze grévistes, dont deux ont été dirigés vers les services d'urgence pour la seconde fois et dans un état très critique. Soumia Sebbar, Maître de Conférences à l'Université de Kadi Ayyad à Marrakech, affirme continuer sa grève de la faim jusqu'à l'obtention de ses revendications. Mahassine pense que 24 heures de grève ne seront pas concluantes et appelle à la poursuite de la grève. Lors d'une conférence de presse du vendredi, Bouabid a affirmé que la grève était injustifiée parce que jamais le Ministère n'avait cessé de coopérer depuis le début des discussions. "Nous respectons beaucoup ces professeurs. Ils devraient accepter nos dernières propositions, qui leur propose de passer un examen les autorisant à accéder au statut de professeur de l'enseignement supérieur".
Vendredi 24 Novembre 2006Poster un commentaire
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